Réflexions sur la diffusion de la culture scientifique et technique comme source du débat démocratique

De qui et à qui parle-t-on ?

Les publics concernés, ou qui devraient l’être, par la diffusion de la culture scientifique et technique sont multiples.

La cible qui fait aujourd’hui l’objet de toutes les attentions est celle des jeunes, et tout particulièrement des scolaires. Ce qui reflète fort heureusement la volonté partagée par tous de contrecarrer la désaffection alarmante des générations montantes pour les carrières scientifiques.

Certes des efforts peuvent sans doute être encore accomplis pour accroître le nombre d’initiatives en direction des jeunes, que ce soit de la part des laboratoires de recherche publique ou des entreprises privées. Mais des manifestations telles que la Fête de la Science et les visites de sites industriels proposées de manière concertée ou non avec le Rectorat (Classes de troisième ODP3) permettent déjà aux jeunes qui le désirent de découvrir relativement facilement nombre de carrières scientifiques.

Il est cependant vrai que les entreprises, dont ce n’est pas la priorité, sont d’autant plus accueillantes qu’on leur présente un projet motivé et construit de valorisation de la visite. Tout aussi intéressantes sont les visites d’entreprises, de laboratoires ou les conférences organisées spécialement à l’intention des enseignants. Car non seulement ces derniers sont bien placés pour intéresser les jeunes aux carrières scientifiques mais ils peuvent de surcroît le faire avec le recul, la pédagogie et, on l’espère, l’impartialité nécessaire. Ce qui n’est pas obligatoirement le cas des représentants d’une entreprise dans une logique de recrutement compétitif ou d’acceptabilité sociale de ses activités. Il faut cependant bien reconnaître que seules les grosses entreprises et les gros laboratoires disposent des ressources nécessaires pour accueillir des jeunes fréquemment et en nombre. Et que le « parisianisme » des sièges sociaux ne facilite pas toujours les relations de proximité avec les écoles de province.

Les jeunes sont certes un public qui mérite toute notre attention mais notre société est aussi une société d’adultes, de citoyens, d’électeurs …

Les périodes pré-électorales voient le citoyen λ particulièrement exposé à des affirmations péremptoires visant à défendre ou au contraire à remettre en cause des choix politiques portant, entre autres, sur des questions scientifiques et technologiques : « Ce serait pure folie… Il est impensable… Nous n’avons pas d’autre choix que …» Autant d’assertions déconcertantes, voire alarmantes, pour qui ne dispose pas des connaissances nécessaires et suffisantes lui permettant de se faire sa propre opinion.

Par ailleurs, l’accélération du progrès scientifique et technologique fait que les citoyens privilégiés des pays industrialisés que nous sommes vivent dans un environnement de plus en plus complexe et évolutif. La vitesse de circulation de l’information et des connaissances a ainsi été décuplée par l’avènement d’internet, des nouveaux outils numériques et des « objets nomades[In „Lignes d’Horizon“, Jacques Attali, Ed. Fayard, 1990] », accessoires devenus incontournables, si ce n’est indispensables, dans la vie quotidienne de l’Homme moderne (ordinateurs portables et autres objets connectés, applications mobiles diverses et variées). Ces derniers rendant par ailleurs de plus en plus floues les frontières entre vie privée et vie professionnelle.

L’accès à la connaissance et la capacité d’adaptation dans un univers en mutation rapide conditionnent plus que jamais l’intégration de chacun dans une société bénéficiant de technologies toujours plus performantes … et complexes.

Les enjeux de la diffusion de la culture scientifique et technique vont donc bien au-delà du recrutement de futurs scientifiques, de la bonne gestion du patrimoine des connaissances scientifiques et techniques et de sa répartition ou de sa diffusion équilibrée sur un territoire… Ils sont certes les ferments indispensables du développement économique et de l’innovation mais ils nous semblent  surtout constituer un rempart essentiel contre la « technocrature ».

Quels acteurs pour quels objectifs ?

Si la diffusion de la culture scientifique et technique apparaît en premier lieu comme une mission de service public, force est de constater que les organismes de recherche et les universités n’ont pas eu le loisir de renforcer leurs effectifs de professionnels dans ce domaine. Ceci tout particulièrement en province : les services de communication des établissements publics de recherche étant pour la plupart concentrés en région parisienne, très logiquement auprès des directions générales.

Par ailleurs, on assiste dans le domaine de la diffusion de la culture scientifique comme dans d’autres (programmes décentralisés de développement dans les pays du sud) à une prise en charge par les associations  de bénévoles de missions dévolues il y a encore quelques années aux pouvoirs publics. Ainsi en région bordelaise, les retraités sont-ils particulièrement actifs dans des associations locales telles que l’Association Aéronautique et Astronautique de France, la Mémoire de Bordeaux … en occupant des tribunes laissées vacantes par les établissements de recherche et les entreprises, lesquels consentent souvent à mettre en place un stand parapluie sur un événement grand public mais n’ont personne à distraire pour le commenter pendant la durée de la manifestation…

Inventorier, trier, classer les savoirs… pour en faire quoi ?

Le souci d’inventaire, d’indexation, de bonne gestion et de valorisation du patrimoine scientifique est une préoccupation ô combien louable et compréhensible de la part de la communauté scientifique.

Mais à supposer que la question de l’inventaire et de l’accessibilité soient résolues, comment organise-t-on de façon active, et pas à la manière d’un archiviste ou d’un conservateur de musée, le partage des connaissances ? Certaines ayant une vocation opérationnelle pour des cibles spécifiques et d’autres une valeur en termes de culture générale pour le corps social dans son ensemble, il faut distinguer ici la valorisation (pour l’innovation, à des fins économiques) et la vulgarisation des connaissances scientifiques (la traduction en termes simples de données complexes, pour les mettre à la portée du plus grand nombre, à des fins d’information, de partage d’un patrimoine commun, voire de débat public). La simple mise en ligne du patrimoine scientifique et technique brut après une indexation en bonne et due forme, ne constitue pas en soi, une démarche active de diffusion de la culture scientifique et technique auprès de la population.

Ainsi les objectifs sont-ils variables en fonction des acteurs. Pour certains, la vulgarisation et le partage des connaissances est inscrit dans leur mandat. C’est en principe le cas de la recherche publique. Ce point a pourtant posé des tas de problèmes dans la mesure où la vulgarisation « grand-public » n’était pas prise en compte dans l’évaluation des chercheurs. Seules les communications destinées à leurs pairs étant susceptibles d’être avantageuses pour le déroulement de leur carrière. Fort heureusement, il y a des fonctionnaires pour lesquels la diffusion est absolument obligatoire : ainsi les spationautes de l’Agence Spatiale Européenne doivent-ils consacrer 20% de leur emploi du temps à raconter « leurs aventures », ce qu’ils font souvent avec talent, pour le plus grand plaisir de leur auditoire ! Et le dernier spationaute français de l’ESA ayant volé, Thomas Pesquet, excelle en la matière. Sa maîtrise d’une communication simple, imagée, efficace et sans détours, lui permet de se mettre à la portée des jeunes et des moins jeunes et des les faire à nouveau rêver de sciences et d’espace.

Pour d’autres, il s’agit d’une démarche volontariste, nullement obligatoire, souvent considérée comme chronophage et peu rentable au regard de priorités de marketing et de rentabilité plus immédiates. Les grands groupes y voient souvent un intérêt en termes d’image et de recrutement et se réservent le droit de choisir leurs cibles en conséquence.

Un obstacle de taille pour les entreprises industrielles, en particulier dans le domaine aéronautique et spatial, est celui des obligations de confidentialité pour des raisons de sécurité économique (brevets) ou de défense (applications militaires).

On peut aussi s’interroger sur la légitimité de certains très gros acteurs industriels à monopoliser la diffusion de l’information sur certains sujets. Ainsi, de grosses entreprises qui ont une politique de démarchage systématique des établissements scolaires environnants, frisant la propagande soviétique, accaparent-elles le discours sur la politique énergétique du pays… Ce qui pose question en termes de pluralité des sources d’information et d’objectivité du discours, surtout quand il s’adresse à un public excessivement « malléable ».

Au contraire, les parents pauvres du tissu industriel que sont les PME et les TPE ont difficilement voix au chapitre en raison de leurs ressources minimes dédiées à la communication et a fortiori à la diffusion de l’information scientifique et technique. Elles s’appuient parfois sur des syndicats ou des structures fédératives (technopôles, GIE, clusters …) pour se faire connaître, mais peinent à trouver un niveau de discours proche de la population. Cet état de chose évolue avec l’avènement des réseaux sociaux et du financement participatif qui conduisent nécessairement à un effort de concision voire de pédagogie.

Information scientifique et technique, concertation et acceptabilité sociale

La question de l’acceptabilité sociale et environnementale était à l’honneur lors de la  très réussie Convention internationale Thétis sur les Energies Marines Renouvelables organisée à Bordeaux les 11 et 12 janvier 2012. Des démarches de concertation approfondie avec les riverains et les professionnels de la mer ont été évoquées au sujet de l’implantation d’un site d’essais d’hydroliennes au Nord de l’ile de Bréhat. On comprend bien toute l’importance de la diffusion de l’information scientifique et technique dans un tel exercice de démocratie locale. La compréhension et l’acceptation par la population et les professionnels en amont du projet a permis de légitimer solidement l’autorisation donnée par les pouvoirs publics, et partant, de réduire les risques de contestation a posteriori (donc les coûts) de l’implantation du dispositif.

Réciproquement, on a pu constater à la fin du 21e siècle combien les crises sanitaires et technologiques ont donné un coup d’accélérateur à la diffusion des connaissances scientifiques et techniques dans certains domaines. Ainsi la propagation alarmante du virus du SIDA et le scandale du sang contaminé où l’enjeu était de faire prendre conscience à la population de la nature de la maladie et des modes de transmission du rétrovirus ; la crise de l’encéphalopathie spongiforme bovine, dite de la « vache folle », où les citadins se sont subitement préoccupés de savoir comment été « élevée » la tranche de steak qui atterrissait dans leur assiette ; les Organismes Génétiquement Modifiés pour lesquels un dispositif exceptionnel d’information et de concertation avait été mis en place  sous la forme d’une « Conférence citoyenne » (les 20 et 21 juin 1998) placée sous la houlette du député Jean-Yves Le Déaut, nécessitant au préalable la formation approfondie de « panels de citoyens ». L’opinion publique, légitimée par un processus de partage des connaissances scientifiques disponibles et de concertation démocratique a poussé le gouvernement français à adopter une position courageuse et assez consensuelle qui a été maintenue, tous bords politiques confondus. Cette position qui concerne l’interdiction de la culture dans nos champs de maïs transgénique, a été ensuite réaffirmée malgré les pressions exercées par une grosse multinationale américaine et le jugement « légaliste » rendu par le Conseil d’Etat.

Dans une moindre mesure, les accidents nucléaires de Tchernobyl et de Fukushima, à l’impact plus ou moins rapidement atténué, il est vrai, par la loi bien connue des médias du « mort-kilomètre » (sans parler de la très médiatique affaire Strauss-Kahn !), a quelque peu réveillé l’intérêt de nos compatriotes pour les questions de sécurité nucléaire et pour les énergies renouvelables…

Les relais et les métiers de la diffusion de l’information scientifique et technique.

Le choix des modes de diffusion de la culture scientifique et technique est certainement de nature à accélérer ou pas cette diffusion.

Ainsi l’activité des Centres de culture scientifique et technique et industrielle en tant que pôles d’animation, de vulgarisation et de diffusion apparaît-elle essentielle. En 2012, avec seulement 2 CCSTI homologués (Cap Sciences et Lacq Odyssée) pour une région de 3,2 millions d’habitants, l’Aquitaine faisait figure de premier de la classe nationale, à égalité avec les Régions Bretagne, Pays de Loire et Rhône-Alpes. Elle ne disposait toujours pas de son propre planétarium !..

Sur des sujets aussi transversaux et complexes que le réchauffement climatique, l’organisation de débats citoyens tels que ceux récemment proposés par le Conseil Régional d’Aquitaine dans le cadre de la préparation du Schéma Régional Energie Climat, sont des initiatives tout à fait positives. Toute la difficulté étant d’attirer la population dans ce type de débats et de gérer l’hétérogénéité des connaissances des participants pour aboutir à un résultat concret. A cet égard, quelles que soient la valeur et l’aura du conférencier, le rôle du modérateur et le « bagage en culture scientifique » des participants à ce type de débat est tout à fait déterminant.

Le partenariat avec les offices de tourisme pour la mise en place de visite d’entreprises industrielles est une autre piste allant dans le sens d’une plus grande diffusion de la culture scientifique et technique. Cette démarche se heurte inexorablement, (et d’une certaine manière fort heureusement !) au fait que les entreprises ferment leurs portes le week-end, et pour certaines, pendant les congés scolaires.

Chez nos voisins d’outre-Rhin, certaines entreprises, en l’occurrence du secteur aéronautique et spatial, ont su créer les conditions pour que leurs locaux soient accessibles au public en semaine entre midi et deux heures ainsi que le week-end. Les prérequis sont d’une part une configuration des locaux qui se prête à la visite (locaux de visite spécifiquement aménagés et circuit qui ne permet pas aux visiteurs de détériorer, volontairement ou pas, le site, les moyens de production, voire les produits. En l’occurrence, il s’agissait de grandes baies vitrées donnant sur des salles blanches), d’autre part, un encadrement étroit par la sécurité du site et un guide-conférencier disposant d’une connaissance suffisante du sujet et d’une bonne aptitude à partager son savoir. Les messages étant préparés en amont avec l’entreprise hôtesse. On peut déplorer ici l’absence de contact direct avec les ingénieurs mais celui-ci peut tout à fait être organisé si l’on s’en donne les moyens.

S’il est relativement facile de recenser les (macro-) acteurs de la diffusion de la culture scientifique, technique et industrielle, c’est à dire les structures (entreprises, organismes de recherche, associations, collectivités…), on s’intéresse généralement moins aux individus (micro-acteurs) qui la pratiquent sur le terrain.

Qui sont les agents de la diffusion de la culture scientifique, technique et industrielle ?

Les meilleurs d’entre eux sont sans doute, et pour ne citer que quelques exemples, des personnalités du monde scientifique et technique telles que les spationautes Thomas Pesquet et Jean-François Clervoy ou encore l’astrophysicien Hubert Reeves et le paléontologue Yves Coppens.  Ces ingénieurs ou scientifiques de très haut niveau possède une extraordinaire capacité à faire partager leur expérience de sujets complexes en utilisant des termes ou des métaphores à la portée de tous. Il semble même qu’ils se sentent véritablement investis d’une mission de diffusion de la culture scientifique et technique et qu’ils éprouvent un intense plaisir à faire partager leur savoir.

Qu’ils interviennent lors de conférences magistrales, ou dans le cadre plus convivial et plus interactif d’un café des sciences, ces ambassadeurs des sciences ont une étonnante faculté à captiver leur auditoire.

Certains journalistes spécialisés sont également de grands vulgarisateurs : Michel Chevalet, Michel Cimes, Serge Brunier, Marie-Odile Monchicourt…

Evidemment, il y a quantité de scientifiques et ingénieurs beaucoup moins connus qui sont capables de faire des exposés brillants en termes de vulgarisation scientifique. Ceux-là se heurtent néanmoins à trois obstacles majeurs : la disponibilité, le manque de reconnaissance de leur activité de diffusion de la culture scientifique et technique par leur hiérarchie, et finalement, le manque de soutien logistique (préparation d’outils de communication adaptés pour étayer leur présentation).

Vient ensuite la catégorie des chargés de communication. Idéalement, ils ont un profil dual de scientifique et de spécialistes de communication. En pratique, ce sont souvent des scientifiques ou ingénieurs convertis en cours de carrière à la communication ou au contraire des spécialistes de communication qui deviennent parfois connaisseurs experts d’un domaine scientifique, technique ou industriel en ayant accumulé des années de connaissance « sur le tas ».

La spécificité de chargé de communication scientifique et technique est finalement assez peu reconnue aujourd’hui. Et on lui préférera sans doute un spécialiste de marketing formé dans une grande école de commerce ou de communication afin qu’il manie avec une parfaite aisance les statistiques et les termes de « brief », de « média-training », de « rex », les « à aujourd’hui » et les « pour autant », bref toute la panoplie du vocabulaire « tendance » de la « com » et désormais du « buzz » sur les réseaux sociaux.

Le chargé de communication scientifique et technique, outre le fait qu’il doive nécessairement avoir une bonne connaissance sur le fond de l’entreprise, de ses activités et de son environnement, a pour rôle principal soit de vulgariser et de diffuser lui-même la culture scientifique et technique, soit d’aider ses collègues scientifiques et ingénieurs à faire la même chose (simplification, mise en forme, illustration du discours), éventuellement de les aider à choisir ou à susciter de bonnes occasions de partager leur savoir.

Le rôle du chargé de communication en matière de diffusion de la culture scientifique et technique est au moins autant un rôle de metteur en scène ou de facilitateur qu’un rôle d’acteur qu’il partage avec « ceux qui savent » (scientifiques et ingénieurs).

Le cas des animateurs scientifiques est tout à fait intéressant. Au risque de trop généraliser, on désigne par ce terme des jeunes, souvent des étudiants en sciences ou en communication scientifique, qui interviennent ponctuellement ou régulièrement dans des associations, des CCSTI, voire des entreprises de sous-traitance spécialisées, pour prendre en charge des groupes lors de visites de sites ou d’ateliers scientifiques. Leurs caractéristiques communes sont qu’ils ont un bon niveau de formation en sciences, qu’ils sont proches du public car jeunes et enthousiastes, et que leur motivation est souvent rapidement anéantie par des conditions de précarité et de rémunération qui ne les incitent nullement à continuer dans cette voie ! A ce sujet, à l’instar de ce qui existait pour la génération des scientifiques du contingent, on pourrait imaginer l’instauration d’un VADCST (Volontariat pour l’Appui à la Diffusion de la Culture Scientifique et Technique), activité rémunérée, qui verrait des étudiants en sciences ou en communication scientifique et technique consacrer une part de leur emploi du temps à la diffusion de la CST et à la promotion des carrières scientifiques !

D’autres relais de diffusion sont bien sûr essentiels tels que la télévision avec des émissions passionnantes comme on peut en voir sur Arte ou d’autres chaînes spécialisées. Mais la mise en place d’une politique télévisuelle sérieuse de diffusion de la culture scientifique et technique est sans doute plus du ressort du Ministère de la Culture que de celui d’une collectivité territoriale…

Le mot de la faim…

Quels que soient les moyens mis en œuvre et la qualité des intervenants, l’élévation du niveau de connaissance du public relativement aux enjeux scientifiques et technologiques nous semble une nécessité pour la santé et la pérennité du débat démocratique. C’est aussi le degré d’implication des citoyens dans ce débat qui doit être augmenté. Alors que chez nos voisins allemands, le modèle est celui de la concertation et de la cogestion, le nôtre reste trop souvent celui de la décision centrale et unilatérale, où la consultation de la population vise le plus clair du temps à entériner des choix qui ont déjà été arrêtés dans les bureaux parisiens.

Des initiatives telles que les pétitions sur internet, les plateformes de controverse, le financement participatif de projets d’envergure, notamment dans le domaine de la transition énergétique et des énergies renouvelables laisse entrevoir une réappropriation du débat par le public et un modèle renouvelé de démocratie participative qui ne demande qu’à être nourrit par information scientifique objective et digeste !

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