Cancun 2018 … Le tour de la question

Sous le soleil de Mexico

Une fois n’est pas coutume, cet article n’a pas grand-chose de professionnel. Mais c’est un peu grâce au Médoc que j’ai pu vivre cette expérience extra-ordinaire.

Grâce au soutien du Dojo Castelnaudais et à celui de 5 sponsors médocains (Parallèle 45, OJ Bentô cuisine japonaise, Castelnau Immobilier, Eurotermites Capricorne, Brodinpress et Emmanuelle Fouillet Coaching) et un sponsor bordelais (PSI technologies), j’ai pu réaliser ce rêve d’aller disputer le championnat du monde vétérans de judo à Cancun au Mexique. Une fois de plus, ce rendez-vous mondial était organisé dans un coin du globe plutôt favorable au tourisme, pour le plus grand bonheur des vétérans … un petit coin de paradis, à vrai dire !

 

Un mauvais tour…

La compétition fut une grosse déception avec une élimination sans gloire dès le premier tour par un Américain, lui-même battu au tour suivant par mon adversaire et ami moldave Muthar Murtazaliev. Celui-là même qui m’avait éliminé l’an passé aux Mondiaux d’Olbia. Handicapé par une infection à la jambe gauche, contractée je ne sais comment, et shooté aux antibiotiques, je n’étais hélas pas dans les meilleures conditions. Mais c’est la dure loi du judo, qui est d’autant plus sévère que le déplacement est lointain… Dernière année de M5 (45-50 ans) avec des gaillards de plus en plus grands et athlétiques en  – 100 … Il va falloir songer à changer de tranche d’âge mais aussi de catégorie de poids !

Grand prix de Cancun… une seule médaille française

J’en avais presque oublié le Grand Prix de Cancun auquel participaient quelques représentants de l’élite nationale du 12 au 14 octobre. J’y ai fait un saut le dimanche 14 octobre et j’ai pu voir Loic Pietri impuissant face à un Cubain  tandis que Cyrille Maret venait facilement à bout de son adversaire uruguayen. Le champion olympique tchèque Lukas Krpalek s’est montré impressionnant. Il remporte le tournoi en plus de 100. Le Vendredi 12/10, Luka Mkheidze avait offert à la délégation française sa seule médaille du week-end en empochant l’argent en – 60 kg.  Les tribunes étaient vides et l’ambiance était morose ! Il y avait bien 2 ou 3 vétérans français dans mon genre mais pas de quoi galvaniser les troupes. Une rencontre sympa avec le cousin de Cyrille Maret et fervent supporter !

Viva la Riviera Maya !

Restait le volet touristique du voyage, qui n’était évidemment pas le moindre ! Tout d’abord, avouons que le Mexique, en tout cas du côté de la Riviera Maya, n’a vraiment pas l’air aussi dangereux qu’on le dit. Certes, il ne faut pas se baigner dans la lagune à causes des crocos. Mais ça n’empêche pas certains d’y faire du jet ski, quand ce n’est pas du paddle ! De nuit, comme de jour, les touristes qui se promènent à Cancun sont constamment sollicités par des vendeurs ambulants d’excursions, de bibelots, de soirées chaudes, de massages… Le touriste est attendu au coin de la rue pour se faire plumer mais pas pour se faire détrousser ! Alors, pas de quoi faire une crise d’angoisse, au contraire, on ne se sent jamais seul ! Et la circulation en bus collectivo, même à une heure avancée de la soirée n’a vraiment rien de flippant !

 

 

Pour aller se balader le long de la côte en allant vers le sud, ou pour partir plein Ouest vers Valladolid, Chichen Itza, et Merida, les bus climatisés ADO proposent des voyages de 100 à 200 km tout confort pour moins de 200 pesos (8 euros !)

Rendez-vous au XIII ème siècle

En deux heures de bus, on atteint le site archéologique de Tulum. Pas très grand avec sa petite falaise qui surplombe une plage paradisiaque. Une bonne entrée en matière pour découvrir l’histoire des Mayas. Contrairement à Chichen Itza, le site n’est pas envahi par les étalages de souvenirs. En revanche, comme à Chichen Itza, ô frustration, il n’est pas possible de s’approcher des édifices et encore moins de visiter ces temples séculaires.

Le site archéologique de Chichen Itza est loin de Cancun mais il vaut vraiment le déplacement. On y trouve de nombreuses ruines et on mesure bien à quel point les Mayas étaient des bâtisseurs, au même titre que les Egyptiens du temps des pharaons. D’ailleurs, aller au Yucatan et ne pas voir Chichen Itza me paraissait aussi absurde que visiter le Caire sans voir les pyramides de Gizeh ! La visite est un peu « polluée » par une multitude d’étalages de souvenirs… mais il faut bien que les Mexicains vivent ! Et dans ce coin, on comprend vite que toute l’économie tourne autour du tourisme.

Claire comme la flotte d’un cénote

De retour de Chichen Itza, une escale au Cénote Zaci de Valladolid permet de se rafraîchir tout en découvrant une de ces curiosités géologiques qui sont omniprésentes dans le Yucatan. Une piscine naturelle entourée d’une flore luxuriante et habitée par des iguanes en plein cœur de la ville. Un bain de nature et de fraîcheur, avec une belle cascade en guise de douche et de multiples promontoires rocheux en guise de plongeoirs.

Face à la mer

Alors que la Isla Mujeres et Playa del Carmen sont des stations balnéaires incontournables du package touristique qui attirent leur flot quotidien de badauds étrangers, le petit port de Puerto Morelos reste encore relativement préservé. Le restaurant Las Palmeras est devenu notre cantine pour 2 jours. La vue sur la mer turquoise est imprenable et le poisson qui y est servi a été pêché le matin même ! Un régal ! Calme et tranquillité également trouvés à la Calleta Tankah à 5 minutes au nord de Tulum où un cénote de bord de mer constitue une piscine naturelle qui protège de l’amoncellement des sargasses, ces algues invasives qui ont constitué un véritable fléau aux Antilles cet été.

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